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Actions culturelles

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Concours INRS 2017  par admin1 le 2017-05-04

Les élèves de Terminale CAP "Métiers de la Mode Vêtement Tailleur", ont participé au concours

INRS 2017 "De l'école au travail".

Leur vidéo était parmi les 20 sélectionnées au niveau national, mais malheureusement pas dans les gagnants.

Cliquez sur le lien pour visionner cet excellent travail.

Vidéo

 


Au c  par admin1 le 2017-05-03

Luxe, calme et volupté au cœur d’un Paris insolite

Jeudi 27 avril 2017, c’est avec envie et curiosité que la classe de 1GA se rend à Paris. Et, tout d’abord, direction le 8e arrondissement, sur l’une des plus belles avenues du monde : celle des Champs-Elysées, bien sûr !

Nous entrons alors au cœur du luxe et du savoir-faire à la française, dans la boutique de l’illustre malletier et maroquinier, Louis Vuitton. Cuirs précieux, designer renommés, parfums subtils et exotiques, prêt-à-porter raffiné, … nous font voyager dans un monde délicat, rare et exceptionnel. Nous admirons le lieu, l’architecture ainsi que tout ce que cette marque vend, avec succès, à travers le monde entier.

Un rêve, un monde à part.

Après cette douce parenthèse, direction maintenant le 9e arrondissement, près du superbe et impressionnant opéra construit par Charles Garnier, au XIXe siècle.

Près des Grands Magasins et du boulevard Haussmann, une petite porte. Derrière, un petit escalier qui nous conduit dans une salle obscure où nous découvrons l’histoire de notre capitale ainsi que celle de ses plus beaux et prestigieux monuments. Un autre voyage de découverte mais cette fois inscrit dans le temps, de la préhistoire jusqu’à nos jours, au cœur d’un Paris insolite.

Notre-Dame, le Louvre, la Tour Eiffel, la Sainte-Chapelle, l’Arc de triomphe, le contesté Centre Pompidou, Montmartre, le Moulin rouge et tant d’autres encore nous divulguent leurs secrets et se dévoilent petit à petit à nous.

Capitale du luxe, de la mode, capitale politique, ville historique et touristique, Paris nous a conquis.

Nous tenions tout particulièrement à remercier Mesdames François et Petit pour ce moment d’évasion, au milieu des plus somptueux atours de Paris.



Des élèves au c  par admin1 le 2017-04-26

Des élèves au cœur du Mémorial de la Shoah

Vendredi 21 avril.

 

C’est avec beaucoup d’émotion et de respect que les membres de l’atelier d’accompagnement personnalisé intitulé #Antisémitisme se sont rendues au Mémorial de la Shoah, dans le 4e arrondissement de Paris.

A l’extérieur de ce Mémorial, une plaque évoquant la déportation de 11 000 enfants juifs de France vers les camps de la mort ainsi que les noms gravés sur le Mur des Justes les amènent progressivement à prendre conscience de l’inhumanité et de la barbarie de la déportation, de la Shoah (la « catastrophe », en hébreu).

A l’intérieur même de ce lieu consacré à l’indispensable travail de mémoire, le Mur des déportés les interpelle encore plus fortement. Des milliers de noms s’alignent, ceux de femmes, d’enfants, d’hommes ayant eu tous une vie, une histoire, un passé, mais à qui le nazisme, l’antisémitisme, l’aveuglement, l’ignorance et la haine ont pris leur présent et leur futur, sur le seul fait d’avoir été juif.

Auschwitz, Treblinka, Bergen-Belsen, Buchenwald, Dachau, …

Pourquoi ? Comment ?

Toutes s’interrogent.Toutes sont touchées.

Leurs regards se ferment. Chacun se replie sur soi.

Dans la crypte, l’horreur se dessine de plus en plus fort et s’accroit devant les fichiers dans lesquels des milliers de Juifs de France, conformément aux lois de 1940 et de 1941, sont recensés, stigmatisés, exclus, condamnés, ...

L’exposition permanente du Mémorial nous rappelle la collaboration de l’Etat français avec l’Allemagne nazie. Les étoiles jaunes, les multiples rafles, les exemplaires de Mein Kampf, les photos des camps de transit comme Drancy, l’affiche de l’exposition Les Juifs dans la France de 1941 à 1942 et tant d’autres documents d’archives nous plongent au cœur de cette industrialisation de la mort ayant condamné plus de 5 millions de Juifs et exterminé en tout plus de 14 millions de personnes.

C’est alors conscientes de ce qui c’était passé, que nous écoutons trois témoignages de survivants de la Rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942 et que nous nous questionnons sur la part de responsabilité de chacun dans cet événement, sur la réaction des Français de cette époque, sur la gravité de l’antisémitisme et de ses conséquences.

Cette sortie plus qu’une sortie pédagogique est une sortie citoyenne, rappelant à toutes l’importance, les bienfaits et la nécessité des valeurs de la République ainsi que de la laïcité.

Nous tenions à remercier tout particulièrement le Souvenir français et Monsieur Bernard Salé pour leur soutien dans la réalisation de cette sortie.



Travail de la classe 1GA  par admin1 le 2017-01-05

Réquisitoires et plaidoyers

Dans le cadre d’une séquence sur les Lumières, la classe de 1GA du lycée Flora Tristan a étudié des extraits de Voltaire, Montesquieu, Diderot, Marivaux, … appartenant à divers genres littéraires : conte philosophique (Candide), pièce de théâtre (L’ile des esclaves), essai (L’esprit des lois), etc.

 

 

En nous inspirant de tous ces philosophes et de leurs réflexions, nous avons dénoncé à notre tour l'esclavage et le racisme sous la forme d'une scène de théâtre.

Voici deux de nos scènes :

Acte I, scène 3

Le chef des esclaves et Iphicrate, sur l’île des esclaves

Chef : Vous voilà donc devant moi.

Iphicrate : C'est exact.

Chef : Vous étiez maître d'esclaves à Athènes. N'avez vous pas honte de vous ?

Iphicrate : Pourquoi aurais-je honte d'être propriétaire d'esclaves ?

Chef : Parce que, justement, vous prenez des êtres humains pour des esclaves !

Iphicrate (en riant) : Ce ne sont point des êtres humains!

Chef : Mais qu'est-ce-qui vous fait tenir de tels propos ?

Iphicrate : Si les roux sont tués par les Egyptiens et que les Asiatiques font les Eunuques, alors pourquoi Moi, Européen, je ne pourrai pas avoir d’esclaves ?

Chef : Vos idées ne sont pas de réels arguments. Ce ne sont pas des raisons suffisantes et valables pour prendre la liberté d'autrui. Je vous rappelle que nous sommes tous nés libres et égaux en droits.

Iphicrate : Les nègres ne sont pas nés libres et égaux puisqu'ils ne sont pas humains.

Chef : Comment ?

Iphicrate : Ils n'ont pas d'âmes !

Chef : Vous n'en savez rien.

Iphicrate (En se moquant): Une bonne âme dans un corps tout noir, laissez-moi rire !

Chef : Vous rigolerez moins quand vous serez devenu esclave après notre discussion.

Iphicrate (S'arrêtant d'un coup): Attendez! Attendez! On peut s'arranger.

Chef (En se moquant): Voudriez-vous que je sois clément et juste envers vous ? Hors de question !

Iphicrate : D'accord! D’accord ! Mais avant, j'aurais une dernière question.

Chef : Je vous écoute.

Iphicrate : Si, pour vous, l'esclavage n'est pas juste et qu'un esclave est si malheureux et souffre autant que vous le prétendez, pourquoi les rois, les princes et les magistrats ne l’abolissent-ils donc pas ?

Chef : Ils ne sont pas assez humains, civilisés et intelligents pour s’apercevoir que l’esclavage n’est pas une bonne chose et qu’il viole les droits de l’Homme.

Iphicrate : Vous nous insultez donc d’être des crétins ?

Chef : Bien sûr ! Vous savez très bien que s’ils ne l’abolissent pas, c’est bien parce que cette discrimination vous arrange et vous est rentable. Le sucre couterait alors plus cher. Les esclaves vous sont donc très utiles.

Iphicrate : Vous avez raison sur un point, les esclaves nous sont très utiles.

Chef : Laissez-moi vous dire que vous n’êtes point nos propriétaires.

Iphicrate : Cessez donc de croire en ces sottises. On vous achète, vous loue, vous négocie. On vous vend et revend. Alors vous nous appartenez .

Chef : Continuez encore à dire de telles abominations ! Vous aggravez votre cas. Je ferai de vous mon esclave personnel et vous comprendrez votre aveuglement. Vous êtes un barbare et un sauvage !

Iphicrate : Vous avez bien raison. Arrêtons cette discussion. (Il quitte la scène).

Acte I, scène 3

Iphicrate et le chef des esclaves libres.

Iphicrate et le chef des esclaves se rencontrent sur l’île des esclaves.

Chef : Que fais-tu ici ? Toi, homme sans âme et sans cœur qui retire la liberté d’un autre homme.  Qui es-tu?  Pour humilier, rabaisser  et utiliser un être humain comme un objet ?

Iphicrate : De quel être humain parlez-vous ?  Je n’en vois aucun ici ! Vous êtes tous des objets de négoce et de simples marchandises. Attendez, parce que vous pensez que nous, les hommes supérieurs, allons ressentir pour vous, ne serait-ce que de la pitié ou même de la compassion ? (Rires moqueurs) Quel homme candide vous faîtes! De plus, vous n'êtes pas beaux, vous êtes défigurés avec vos nez écrasés et votre noirceur. Quelle laideur !

Chef : Dieu seul peut juger et décider de notre sort !

Iphicrate : Dieu dites-vous ? Dieu ne mettrait jamais une âme et une bonne dans le corps d’un homme de couleur et en l’occurrence noir.

Chef (En riant) : Une bonne âme ? Parce que vous, hommes de couleur blanche, possédez une âme et une âme supérieure  à la mienne ? Vous qui traitez ces hommes  comme des choses avec tant de violence et tant de cruauté ! Et vous osez prétendre que vous avez une bonne âme ! Quelle ironie et quel paradoxe ! Qui êtes-vous pour nous utiliser comme des moins que rien ?

Iphicrate (avec un ton ironique) : Grâce à vous,  nos plantations de canne à sucre, de cacao et de coton produisent en grande quantité et sont rentables ; pas besoin de vous payer ou de débourser un centime, surtout  pour des incapables comme vous ! Je connais le Code Noir, moi !

Chef : Incapables ? Sans nous, vous n'êtes personne, vous me faîtes bien rire avec tous vos arguments qui n’ont aucun sens et aucune cohérence. Nous sommes des hommes avec sûrement plus de valeurs et autant de droits que vous !

Iphicrate (Pris d’un fou rire) : Des hommes ? Mais où voyez-vous des hommes ? Si vous êtes ce que vous dites, on pourrait croire que nous ne sommes plus des chrétiens. Ce qui n’arrivera jamais car personne ne vous considère comme dignes d’être humains. Vous avez autant de valeur qu’un meuble !

Chef : Personne ne peut nous acheter ou même nous rendre à nos ignobles et anciens propriétaires . Nous  sommes libres et personne n'a le droit de nous priver de notre liberté.

Chef : Emmenez- moi cet « homme » et tuez- le !

Iphicrate (En hurlant et en s'agenouillant) : Pitié ! Ayez pitié, je vous en supplie. Je jure de ne plus traiter aucun homme d’esclave.

Le chef se met à rire et quitte la scène.